AILITEDYS  

On recense en France environ 5% à 10% d’élèves présentant des troubles du langage
(dyslexie et dysphasie confondues), ce qui en fait un véritable problème de santé publique.
Les enfants et adolescents souffrant de Troubles Sévères des Apprentissages, qui sont en situation
de handicap, sont aussi nombreux que l’ensemble de ceux qui souffrent de tous les autres handicaps.

Chaque année, 1 million d’enfants entrent au CP, dont 5 à 10% présentant des difficultés en lecture,
soit 50 à 100 000 enfants qui seront susceptibles de porter toute leur scolarité le stigmate de « dyslexique ».


 

AILITE « DYS » c’est :

 

Pour l’Enfant :

Développer un accompagnement scolaire et pédagogique personnalisé
pour l’élève « dys » :


Pour chaque élève, un projet d’accompagnement scolaire individualisé
est réalisé en collaboration avec les parents et l’élève si son âge le permet.
Le projet définit l’accompagnement scolaire qui sera mis en œuvre. Il permet
un ajustement individualisé  aux besoins de l’élève.



Le projet individualisé comporte les éléments suivants :

  • Analyse de la situation de l’élève et de sa famille,

  • Détermination d’axes de travail prioritaires,

  • Planification de l’action,

  • Attribution d’un enseignant spécialisé,

  • Constitution d’un réseau diversifié afin de pouvoir orienter les élèves
    vers ces partenaires en fonction de leurs difficultés et de l’aide estimé
    intéressante pour leur situation

  • Echanges entre enseignants Ailite et enseignants Education Nationale,

  • Collaboration, après accord des parents, entre nos enseignants et les orthophonistes,
    psychomotriciens, orthoptistes et information sur la progression de la rééducation

Favoriser la réussite scolaire et l’intégration sociale des élèves « dys » en difficulté scolaire et/ou sociale :

Axer les cours particuliers sur les notions principales : lecture, compréhension, orthographe,
vocabulaire et mathématiques. Le but est d’axer l’accompagnement scolaire
sur les connaissances permettant d’accéder à des diplômes qu’ils soient généralistes ou professionnels.

Utiliser des outils pédagogiques variés et originaux pour valoriser la découverte et le plaisir d’apprendre.




Pour les Parents :
Soutenir les parents dans la gestion de la scolarisation de leur enfant :


les informer sur leur droit et les démarches, les orienter vers des professionnels compétents, les conseiller sur les rééducations, etc.

Proposer aux parents des réunions d’information permettant la compréhension des difficultés de leur enfant et l’utilité des rééducations envisageables.

Leur proposer des stratégies  de compensation de la difficulté scolaire afin de garantir une plus grande efficacité du dispositif.

 


 

Pour nos Enseignants :

Développer des recherches sur les pédagogies adaptées et différenciées ainsi que
des formations pour nos enseignants :

Constituer une base de données consultable en interne par les professionnels accompagnateurs,

Garantir des formations continues aux intervenants de l’association
pour que l’accompagnement proposé soit de qualité et efficace.



Se mettre à la place d’un enfant dyslexique :

Résoudre le problème suivant : Attention, le texte est reproduit tel que pourrait
le voir un dyslexique :

Monsieur etma damare novon deupari achameau nit. Laditen cet deux 600 km
et lavoix tureconsso me 10 litr rausan quil aumaitre. Ilfocon thé 18 € deux pé
âge d’aux taurou tet 8 € dere papour désjeu néleumidit. Les sens kou tes 1 €
leli treu ilpar ta 8 eureh. Kélai laconso mas siondes sans.
Quélai ladaipan setota lepour levoiaje ?


Vous n’avez pas pu lire? C’est normal, le texte se lit verticalement ! Les troubles
neurologiques de certaines personnes dyslexiques rendent la lecture horizontale
et linéaire aussi difficile que la lecture du texte ci-dessus l’a été pour vous.

La personne dyslexique a besoin d’outils pour lire. Tout comme une personne presbyte,
elle sait lire, mais si on lui enlève ses lunettes, elle n’y parviendra pas car elle manque d’outils.


Quelques exemples d’outils de nos enseignants :

Traiter l’information orale :
Travailler au calme.
Lire et relire lentement la consigne pour qu’il ait le temps de s’en faire une image mentale.
Reformuler la consigne avec lui.
Utiliser des supports visuels et auditifs.

Orthographe : dictée de mots, fautes d’accords.

Enseigner les règles et les faire pratiquer régulièrement.
Inciter l’élève à s’auto-corriger.
Faire épeler les mots. Créer des listes de mots usuels. Travailler sur les familles de mots et les synonymes

Grammaire : repérer des phrases. Distinguer groupe nominal, groupe verbal, nom,
adjectif, déterminant, genre et nombre.

Simplifier les consignes, se référencer à la vie quotidienne pour lui faciliter la représentation.
Revenir souvent sur les règles.
Faire beaucoup d’exercices guidés et justifier toutes les réponses données.

Numération : Lire, écrire les nombres, Comprendre les règles de numération,
Comparer, ranger les nombres, Connaitre des doubles et des moitiés.

Trouver avec lui une stratégie pour différencier les éléments confondus.
Considérer les signes ≤ et ≥ non pas comme deux signes, mais comme un signe rotatif.
Trouver avec lui des moyens de mémorisation, multiplier les exercices guidés,
ne pas brusquer sa lenteur.

Résolution de problèmes : Chercher et sélectionner des informations.
Choisir les opérations. Lire et construire des graphismes. Exposer les résultats.

Le laisser résoudre le problème à sa façon en lui faisant prendre conscience
de ses étapes et raisonnements. Comprendre ensemble le texte : le reformuler.
L’aider à trouver la bonne opération à partir de cette reformulation.
Utiliser des dessins ou schémas pour la compréhension.